Samedi 8 juin 20H30 Spectacle Ni les femmes ni la terre

Duo de danse & de théâtre par Aurora Cavazzin et Manou Benoit

Les deux artistes sur scène, danseuses et comédiennes, nous invitent à suivre le fil des petites histoires qui tissent la Grande et à envisager la suite avec une sensibilité écoféministe.

SAMEDI 8 JUIN À LA SALLE DES FÊTES DE FAUX LA MONTAGNE

18H OUVERTURE DE LA BUVETTE

Bière, vin, jus de pomme, limonades, Bière en chantier nous proposera leurs dernières cuvées

19H REPAS à Prix Libre

Repas préparé par Binti, avec un plat principal et un dessert, sur réservation au 06 56 67 95 61 jusqu’au dimanche 2 juin.

20H30 SPECTACLE NI LES FEMMES NI LA TERRE Du collectif EffervéSens et du Théâtre Zéro

Duo de danse & de théâtre par Aurora Cavazzin et Manou Benoit

Entrée Prix Libre et conscient. À partir de 10 ans

Sous le regard de Clotho et Lachésis, deux des trois moires, déesses grecques gardiennes et tisserandes du destin, s’entremêlent Histoire, poésie, onirisme, questionnements, émotions, mémoire. Ainsi resurgissent, tantôt par les mots, tantôt par la danse, les actions des femmes au camp de la paix de Greenham Common, la langue de Monique Wittig, l’imaginaire de Wendy Delorme, les réflexions de Starhawk. Les deux artistes sur scène, danseuses et comédiennes, nous invitent à suivre le fil des petites histoires qui tissent la Grande et à envisager la suite avec une sensibilité écoféministe.

Note d’intention

Interpellées par l’urgence écologique, touchées par le désespoir
environnemental*

Trentenaires de 2022, nous regardons avec détresse l’état actuel du monde -dont nous faisons partie – mené par l’espèce humaine au bord du précipice, en courant après une croissance infinie et destructrice. Mais notre regard se pose aussi avec admiration, sur la jeune génération qui se positionne avec audace et fermeté, prenant l’enjeu écologique à bras le corps.

Écœurées par la violence patriarcale, engagées pour les femmes

Fatiguées de devoir faire « comme les hommes » pour qu’on nous entende, d’être mises en perpétuelle compétition avec les autres femmes, d’être sans cesse soumises à la validation, au désir et à la violence masculine ; nous nous exprimons ici pour les femmes et en tant que telles.

Fascinées et portées par la puissance des femmes qui ont agi avant nous

Nous avons trouvé du réconfort et de l’espoir dans les écrits de penseuses, écrivaines et activistes comme Starhawk ou Monique Wittig, qui évoquent, avec poésie, le lien entre oppression des femmes et domination de la Terre. C’est pourquoi nous avons à coeur de célébrer toutes les femmes qui luttent, qui brandissent haut leur vision d’un monde doux, respectueux et inclusif, celles qui ont posé des mots sur leurs idées et avec eux les bases de l’écoféminisme.

Mues par un besoin vital d’inventer/réinventer un futur moins chaotique, de
changer le cours de ce qu’il nous attend si on ne fait rien.

En alerte. Inventer ou se laisser mourir. Tentative pour vaincre l’impuissance.
Nous voulons, avec ce spectacle, tisser la sororité comme un lien entre les générations , entre les vécus de femmes, avec les langages qu’on sent plus proches de nous pour rêver, imaginer ensemble un futur juste et joyeux, pour inviter à l’action. Invoquer le sacré non pas comme un pouvoir surplombant qui contrôle et juge mais comme une force en nous et autour de nous. Plutôt que tenter d’atteindre un modèle de femme passive ou d’homme puissant, nous voulons revaloriser les savoir-êtres et activités respectueuses du vivant. Le soin, la conscience collective, l’empathie, le pouvoir du dedans plutôt que le pouvoir sur.**

*notion évoquée par Joanna Macy dans son texte Dispare and personal power in the nuclear age
** notion conceptualisée par Starhawk, qui distingue le « pouvoir sur » (domination sur d’autres êtres dans son intérêt
personnel) et le « pouvoir du dedans » (puissance intérieure, force d’agir)